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Professionnels de la santé

Les glucides dans la salle de classe

Contribution du Dr Rena Mendelson, D.Sc., dt. p., Université polytechnique Ryerson

Les parents et les enseignants s’intéressent également aux effets de l’alimentation sur le comportement et le rendement scolaire des enfants. Certaines de leurs préoccupations portent sur la diffusion rapide par les médias des résultats d’études, qui fait en sorte que cette information risque d’être mal interprétée ou mal appliquée par des personnes non-initiées, mais responsables de la nutrition des enfants. Dans d’autres cas, une recherche consciencieuse allant à l’encontre des croyances universelles au sujet de l’alimentation des enfants sera rejetée du revers de la main malgré sa véracité.

Dans les cas extrêmes, une carence en nutriments survenant en bas âge peut avoir un impact profond sur le développement de l’enfant. Au Canada, les enseignants, les défenseurs des politiques sociales et les politiciens ont exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences sur l’apprentissage, chez les enfants en situation de faim modérée (1). Le nombre croissant d’enfants canadiens vivant sous le seuil de la pauvreté a soulevé l’intérêt du public et des décideurs. De nombreuses initiatives ont donc été entreprises au cours des dernières années dans le but d’en-rayer les problèmes de faim reliés à la pauvreté. Parmi ces initiatives, on retrouve les programmes de petit déjeuner et de goûter à l’école ainsi que des encouragements en classe pour inciter les enfants à partager avec les autres leurs aliments en trop (2). Bien que l’évaluation de ces initia-tives soit variable, il est nécessaire de tenir compte de la valeur nutritive des aliments fournis dans le cadre de ces programmes et de l’importance des glucides dans la salle de classe.

Les programmes d’alimentation supplémentaire à l’intention des enfants tels que les programmes de dîner à l’école (depuis 1946) et les programmes de déjeuner à l’école (depuis 1966) existent dans les écoles américaines depuis de nombreuses années. Ils ont commencé à faire leur apparition au Canada dans les années 1980 et 1990 lorsque les communautés ont reconnu le besoin d’offrir une assistance alimentaire aux enfants dans le besoin (3). Ils sont récemment devenus une partie intégrante de la vie de nombreuses écoles. Le besoin pour de tels programmes au Canada a été remis en question suite à un sondage mené auprès des élèves de la Nouvelle-Écosse qui a déterminé que 95 p. 100 d’entre eux prenaient une forme ou une autre de déjeuner avant de quitter la maison (4). Les programmes de petit déjeuner font malgré tout partie de nombreuses communautés scolaires et ils méritent d’être évalués pour déterminer s’ils répondent à un besoin non satisfait d’un repas matinal pour les enfants.

Le déjeuner est un repas important, surtout lorsqu’il est question de rendement scolaire. Chez les enfants bien nourris qui participent à des activités expérimentales contrôlées, on a démontré que le déjeuner aidait dans les tâches faisant appel à la mémoire à court terme et au rendement cognitif. Pour les enfants mal nour-ris, l’impact est encore plus grand (5). Avec des régimes alimentaires et des tendances sociales en plein changement, on constate un intérêt envers la composition du déjeuner idéal. Depuis de nombreuses années, nous savons que le glucose constitue l’élément nutritif clé des fonctions cérébrales. Plus récemment, les chercheurs ont démontré que l’utilisation de glucose augmente pendant le fonctionnement cognitif et qu’un accroissement de la glycémie peut améliorer la mémoire (6). Il semblerait ainsi que le déjeuner idéal serait d’une consistance et d’une composition qui permettrait le maintien de la glycémie toute la matinée. Les résultats d’essais cliniques visant à déterminer le contenu optimal du déjeuner n’ont pas encore été rapportés, toute-fois il est juste de dire qu’il s’agit d’un bon équilibre de glucides, de lipides et de protéines. Dans la pratique, le déjeuner devrait comprendre au moins une ou deux portions de grains ou de céréales, une portion du groupe des viandes et substituts et une portion du groupe des produits laitiers.

Le choix d’un déjeuner peut être un défi pour les parents de jeunes enfants. Les publicités télévisées visant les enfants d’âge préscolaire promeuvent les céréales édulcorées, mais on a laissé entendre aux parents que celles-ci ne sont pas aussi nutritives que les produits non édul-corés offerts sur le marché. Un examen plus approfondi de la boîte de céréales donnera une meilleure idée de la teneur en substances nutri-tives, puisque les fabricants de céréales sont depuis longtemps promoteurs de l’étiquetage des éléments nutritifs. La teneur en vitamines et en minéraux ne varie pas beaucoup entre les produits puisque la plupart sont fortifiés à des niveaux comparables. En fait, les céréales fortifiées constituent 50 p. 100 de l’apport alimentaire en fer (7). Les différences de teneur en fibres et en lipides entre céréales tiennent surtout du mélange de céréales et des autres aliments qui en constituent la recette – et les céréales édulcorées peuvent aussi constituer des sources de fibres dans l’alimentation d’un enfant. Il s’agit donc d’une question de goût personnel. Les céréales édulcorées constituent un déjeuner à base de céréales fortifiées de plusieurs vitamines et minéraux et dont le goût est acceptable. Il est intéressant de noter qu’une référence américaine de 1944 préconisait l’ajout de sucre pour accroître la consommation de céréales (8).

Les jeunes enfants dont l’appétit est moins développé peuvent ne pas pouvoir consommer des quantités suffisantes de nourriture pour maintenir leur glycémie jusqu’à l’heure du midi. Il est donc souhaitable de leur préparer un goûter qu’ils pourraient prendre pendant la matinée. Cette pratique est devenue coutume dans de nombreuses classes de maternelle et a aussi ajouté à la confusion entourant ce que nous devrions offrir aux enfants. La planifica-tion de la nourriture a été rendue compliquée par les restrictions imposées en classe en raison du danger posé par les réactions allergiques, les tabous religieux et autres et les croyances des enseignants en matière de nutrition. Les enseignants associent souvent les aliments édulcorés à toute une gamme de problèmes de santé et croient fermement que ces aliments sont la cause du comportement excité observé chez leurs élèves (9). Ces craintes demeurent sans fondement (10) et, en fait, les recherches suggèrent que les goûters à base de glucides pourraient servir à améliorer le comportement des enfants en classe (11). En raison du besoin de rehausser la glycémie, un goûter devrait contenir une quantité raisonnable de glucides. Les fruits, les jus, les bagels avec du fromage ou de la confiture, une combinaison de céréales, des légumes avec une trempette et les biscuits avec du lait sont des suggestions pratiques pour le goûter. Il faut considérer les goûters comme des suppléments alimentaires importants pour satisfaire l’appétit de l’enfant et non comme des moyens de renforcer le comportement. Il faut offrir de la nourriture aux enfants, mais il ne faut pas les forcer à manger s’ils n’ont pas faim.

Les parents, les enseignants et la communauté doivent jouer leur rôle et offrir aux enfants les éléments nutritifs nécessaires à leur apprentissage et à leur vie sociale. Tant qu’une bonne variété d’aliments nutritifs leur sera offerte dans un contexte approprié, les enfants pourront développer des habitudes alimentaires bénéfiques et donneront un meilleur rendement scolaire.

Références

  1. Novick M, Schillington R. Crossroads for Canada: A Time to Invest in Children and Families, Toronto: Campaign 2000, 1996.
  2. Canadian Education Association. Food for Thought: School Board Nutrition Policies and Programs for Hungry Children. CEA Information Note, 1989.
  3. Davis B, Tarasuk V. Journal of the Agriculture, Food and Human Values Society 1994;11:50 à 57.
  4. MacIntyre L. Can J Public Health 1993;84:410 à 414.
  5. Matthews R. Perspectives in Applied Nutrition 1996;3:204 à 212.
  6. Pollitt E. J Am Diet Assoc 1995;95:1134 à 1139.
  7. Stephen AM, Lal M. The Role of Grains in the Canadian Diet. Institut national de nutrition, Ottawa, 1999.
  8. United States Department of Agriculture. Food Consumption levels in the United States, Canada and the United Kingdom. Report of a special joint committee of the Combined Food Board. Washington, D.C.: US Government Printing Office, 1944.
  9. DiBattista D, Shepherd M. Psychol Rep 1993;72:47 à 55.
  10. Wolraich ML, Wilson DB, White JW. JAMA 1995;275(2):1617 à 21.
  11. Anderson GH. Nutrition Research 1997;17:1485 à 1498.

Quelques définitions : hyperactivité

L’hyperactivité, ou plus spécifiquement le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA), fait partie d’un groupe de troubles psychologiques connus sous le nom de troubles de comportement perturbateur (1). Ces troubles se caractérisent par des comportements qui sont socialement perturbateurs et qui causent une dégradation importante du fonctionnement social, académique ou professionnel du sujet.Le THADA est diagnostiqué jusqu’à neuf fois plus fréquemment chez les garçons que chez les filles et on estime qu’il touche entre 3 et 5 p. 100 des enfants d’âge scolaire. Le diagnostic du THADA est complexe. Il faut procéder à une évaluation complète du comportement de l’enfant. Le but est de déterminer si l’enfant satisfait à plusieurs critères diagnostics reliés à l’inattention, à l’hyperactivité ou à l’impulsivité pendant au moins six mois, et ce à un niveau plus élevé que ce que l’on pourrait constater chez d’autres enfants du même âge mental. Ces symptômes doivent avoir été présents avant le septième anniversaire de l’enfant et perceptible dans deux milieux ou plus (ex. : à la maison et à l’école). De plus, le manuel le plus à jour servant à diagnostiquer les troubles mentaux spécifie que “chez les enfants actifs en bas âge, il peut être difficile de distinguer les symptômes du trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention des autres comportements appropriés pour leur âge” (1).

Une revue exhaustive de la recherche scientifique sur le sujet a démontré que le sucre dans le régime alimentaire n’influence pas le comportement ou le rendement cognitif des enfants atteints de THADA (2). Une croyance répan-due est que des modifications diététiques permettent d’améliorer le comportement des enfants hyperactifs, mais cet optimisme est sans fondement. Lorsque l’on croit qu’un enfant est atteint de ces troubles, il est préférable de demander à un médecin de confirmer le diagnostic et le meilleur traitement à suivre.

Références

  1. American Psychiatric Association. Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders. 4th Edition, Revised (DSM-IV), 1994.
  2. Wolraich MD, Wilson DB, White JW. JAMA 1995;274(20):1617 à 21

Vous nous avez demandé

Combien de glucides les enfants canadiens mangent-ils?
Consommation de glucides par les enfants canadiens

Contribution du Dr Alison Stephen, Ph.D., Université de la Saskatchewan

Même si la question semble assez simple, il est difficile d’estimer la quantité de glucides que les enfants mangent au Canada. Il n’y a jamais eu d’évaluation à l’échelle nationale du régime alimentaire des enfants au Canada depuis l’étude de Nutrition Canada menée en 1971-72 (1). Dans cette étude, les enfants étaient divisés en quatre groupes d’âge : 1 à 4 ans, 5 à 11 ans, garçons de 12 à 19 ans et filles de 12 à 19 ans. Le total des glucides comptait pour 46 à 50 p. 100 de l’énergie alimentaire, les niveaux les plus élevés étant observés chez les 5 à 11 ans. Les produits céréaliers offraient la proportion de glucides la plus élevée, soit approximativement 40 p. 100 pour les personnes de plus de 5 ans, et une proportion moindre - soit 34 p. 100 - pour le groupe d’âge de 1 à 4 ans. Les fruits, les légumes, les produits laitiers et autres aliments comptaient tous pour des proportions semblables de glucides alimentaires; de 9 à 24 p. 100 selon l’âge. Les groupes les plus jeunes consommaient plus de glucides provenant de fruits et de produits laitiers et moins provenant d’autres aliments, dont les boissons gazeuses, les sucreries, les sirops, les confitures et les glaçages.

Un certain nombre de petites études menées après celle de Nutrition Canada ont observé des niveaux semblables de consommation de glucides chez les enfants canadiens. En 1986–87, Moisan et coll. ont étudié le régime alimentaire de 666 jeunes filles de cinquième année à Québec et ont observé une consommation de glucides comptant pour 49,4 p. 100 de l’énergie (2). Une étude menée en 1988- 89 par Shatenstein et Ghardirian a décrit le régime alimentaire de 182 enfants montréalais âgés de 5 à 18 ans et observait que la consommation de glucide comptait pour entre 45 et 53 p. 100 de l’énergie, la proportion la plus élevée ayant été observée chez les enfants âgés de 5 à 10 ans (de 50 à 53 p. 100 de l’énergie), comme l’avait rapporté Nutrition Canada dans son étude 15 ans plus tôt (3). Il semble y avoir eu bien peu de changement dans la consomma-tion totale de glucides au Canada depuis le début des années 1970.

Plus que la quantité totale, il est aussi valable de connaître les types de glucides que mangent les jeunes Canadiens, et leurs sources. Il y a bien peu d’information disponible au sujet de la composante en glucide dans l’approvisionnement alimentaire canadien, en rai-son du manque d’information analytique relativement à la teneur en glucides des aliments dans le Fichier canadien sur les éléments nutritifs. Toutefois, des études menées en Europe, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande, dont les régimes alimentaires sont semblables au nôtre, offrent plus d’information sur la con-sommation de féculents et de sucres (incluant les mono et di-sac-charides naturels ainsi que ceux qui sont ajoutés lors de la fabri-cation et de la préparation). Dans ces études internationales, qui font appel à des méthodes d’évaluation diététique semblables, les glucides fournissaient au total de 47 à 54 p. 100 de l’énergie, les féculents de 22 à 28 p. 100 de l’énergie et les sucres de 21 à 27 p. 100 (4-12) dans le régime alimentaire des enfants de moins de 18 ans.

Comme le montrait Nutrition Canada, les principales sources de glucides alimentaires dans ces pays sont les produits céréaliers, qui contribuent généralement pour entre 40 et 50 p. 100 du total des glucides. Les légumes et les fruits ont aussi une contribution importante et la majeure partie des glucides provenant des légumes est tirée des pommes de terre. La contribution en glucides d’ali-ments spécifiques varie considérablement d’un pays à un autre: les habitants des États-Unis et de l’Australie consomment consi-dérablement plus de fruits, de jus de fruits, de produits laitiers et de boissons que ceux du Royaume-Uni. Toute proportion gardée, on consomme plus de sucreries, de sucres, de confitures et de sirops au Royaume-Uni qu’aux États-Unis et qu’en Australie. Bien qu’il n’y ait aucune étude récente disponible au Canada, des études auprès des adultes au Québec et en Nouvelle-Écosse lais-sent supposer que le modèle de consommation des Canadiens se rapproche plus de ceux observés aux États-Unis et en Australie que de ceux qui ont été observés au Royaume-Uni.

Les Recommandations sur la nutrition pour les Canadiens recom-mandent la consommation de 55 p. 100 de notre énergie alimen-taire sous forme de glucides provenant de sources variées. Selon l’information actuellement disponible, il semble que la consommation de cet important groupe d’éléments nutritifs par les enfants canadiens soit insuffisante. Il y a de la place pour toutes les sources de glucides dans notre régime alimentaire et il faut inciter tous les Canadiens à consommer leurs glucides à partir du vaste choix d’aliments contenant des glucides qui sont disponibles dans notre approvisionnement alimentaire.

Références

  1. Bureau des sciences de la nutrition, Direction générale de la protection de la santé. Food Consumption Patterns Report: A report from Nutrition Canada. Ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, Ottawa, 1974.
  2. Moisan J, Meyer F, Gingras S. Am J Epidemiol 1990;132(5):953-61.
  3. Shatenstein B, Ghadirian P. J Am Coll Nutr 1996; 15(3):264 à 72.
  4. Löwik HRH, Brussaard JH, Hulshof KFAM, et.al. Int J Food Sci Nutr. 1994;45:S1-S62.
  5. Crawley HF. Br J Nutr. 1993;70:15 à 26.
  6. Adamson A, Rugg-Gunn A, Butler T, et.al. Br J Nutr. 1992;68:543 à 63.
  7. Niklas TA, Webber LS, Koschak M, Berenson GS. Pediatrics 1992; 89(2):221 à 8.
  8. Commonwealth Department of Community Services and Health. National dietary survey of schoolchildren (aged 10-15 years): 1985 No. 2 Nutrient intakes. Canberra: Government Publishing Service, 1989.
  9. George J, Brinsdon SC, Paulin JM, Aitken EF. NZ Med J. 1993;106:47 à 51.
  10. Gibney M, Sigman-Grant M, Stanton Jr. JL, Keast DR. Am J Clin Nutr 1995;62(suppl):178S-94S.
  11. Morgan KJ, Zabik ME. Am J Clin Nutr 1981;34:404-13.
  12. Gibson SA. Journal of Human Nutrition and Dietetics 1993;6:355 à 71.
TABLEAU 1. CONSOMMATION DE COMPOSANTES, PAR PAYS
Pays Année de l’étude Âge n Energy
kcal
Cho
g/d
Cho %
energie
Féculents
g/j

Féculents % d’énergie

Total de
sucres, g/j
Sucres, %
d’énergie
Pays-Bas(4) 1987-88 4-18 1409 2256 271 48,0 121 21,5 148 26,2
R.-U. (5) 1986-87 15-16 4760 2369 278 46,9 154 26,.0 124 20,.9
R.-U.(6) 1990 11-12 379 2015 258 51,2 139 27,6 119 23,6
É.-U.(7) 1988 10-11 871 1613 202 50,1 104 25,8 99 24,6
Australie(8) 1985 10-15 5224 2049 259 50,6 129 25,2 130 25,4
Nouv.-Zélande(9) 1993 10-11 251 1946 263 54,0 130 26,7 133 27,3

 

TABLEAU 2. SOURCES DE SUCRES CONSOMMATION QUOTIDIENNE TOTALE DE SUCRES – ENFANTS
Groupe d’aliments É.-U.(10)
1987-88
É.-U.(11) 1977 Australie(8)
1983
R.-U.(12)
1983
Produits céréaliers 20,1 20,2 16,5 28,8
Sucres, confitures, miel et sirops na 9,8 10,0 18,6
Lait et produits laitiers 26,9 25,9 23,2 13,0
Boissons 21,6 13,8 18,0 9,2
Fruits et jus de fruits 15,9 20,.3 16,3 7,1
Légumes 2,1 na 2,4 3,7
Sucreries 2,7 2,6 8,3 18,.2
Autres aliments 10,7 4,9 4,0 1,5
n 1008 657 5224 2705
Âge des sujets 7-15 ans 5-12 ans 10-15 ans 10-15 ans
Méthode d’évaluation diététique 3d record 7d record De mémoire sur
24 heures
Registre pondéré
sur 7 jours
Consommation de sucres, g 116 134 131 123
Sucres en % d’énergie 24.8 24.9 25.6 23.0
* dans cette étude, les sucres, les confitures et les sirops sont inclus dans “autres aliments”

Du côté des consommateurs

Naturellement, les enfants choisissent les aliments qui ont bon goût. Les parents d’enfants en bas âge désirent les nourrir adéquatement pour assurer une croissance et un développe-ment adéquat de même que pour leur fournir l’énergie dont ils ont besoin pour jouer et apprendre. Étant donné que les enfants aiment les aliments sucrés dès leur âge le plus tendre, les parents sont-ils prêts à accepter que le sucre et les aliments édulcorés puissent jouer un rôle dans un régime alimentaire sain pour leurs enfants? Un sondage effectué en 1998 par Tandemar Research pour le compte de l’Institut canadien du sucre fait la lumière sur cette question (1).

Une majorité de parents qui ont répondu à ce sondage se sont dits d’accord sur le fait que “le sucre, consommé avec modération, est bon pour les enfants”, mais seulement 22 p. 100 de ces parents acceptent le fait que “le sucre rende une plus grande variété d’aliments sains acceptables pour les enfants et pour les adultes”. Plus de la moitié de ces parents sont au moins un peu inquiets que le sucre puisse causer la carie dentaire. Malgré des preuves scientifiques très convaincantes niant l’effet du sucre sur le comportement des enfants (2) et ayant reçu l’appui d’organismes comme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) (3), plus d’un tiers de ces parents croient toujours que le sucre cause l’hyperactivité. Curieusement, moins du quart de ces parents croient que ce soit un problème pour leurs enfants.

En conclusion, on peut dire que beaucoup de parents sont confus quant au rôle du sucre dans le sain régime alimentaire de leurs enfants. Toutefois, la plupart d’entre eux croient que le sucre est une partie acceptable de l’alimentation de leurs enfants lorsqu’il est consommé avec modération.

Références

  1. Tandemar Research. Sugar Tracking Study. 1998.
  2. Wolraich ML, Wilson DB, White JW. JAMA 1995; 275(2):1617-21.
  3. FAO, WHO. Carbohydrates in human nutrition. 1998.

À surveiller

Duffy VB, Anderson GH. Position of the American Dietetic Association: Use of nutritive and non-nutritive sweeteners. J Amer Diet Assoc 1998;98(5):580 à 7.

Cette mise à jour de l’exposé de principes de l’Association diététique américaine passe en revue la documentation sur l’utilisation des édulcorants nutritifs et non nutritifs dans le contexte d’un régime alimentaire sain tel que défini par le Dietary Guidelines for Americans. Les auteurs concluent que l’ajout modéré d’édulcorants de plusieurs types est sécuritaire et peut ajouter au plaisir de manger sainement.

Birch LL, Fisher JO. Food intake regulation in children. Ann NY Acad Sci 1997; 819:194 à 220.

Cet article fait le sommaire des recherches actuelles sur l’impact des substituts de macro-éléments sur l’appétit des enfants et leur con-sommation alimentaire. Le nombre restreint de données existantes sur ce sujet laisse croire qu’en changeant la densité énergétique et la composition en macro-éléments des aliments par l’utilisation de substituts de macro-éléments (souvent des substituts de gras ou de sucre), les enfants ont tendance à s’ajuster à la réduction énergétique. Les auteurs plaident en faveur de l’étude plus poussée et à grande échelle de l’effet de la substitution des macro-éléments sur la consommation alimentaire des enfants.

Tucker LA, Seljaas GT, Hager RL. Body fat percentage of children varies according to their diet composition. J Amer Diet Assoc 1997;97:981-6.

Cette étude examine le lien entre la composition du régime alimentaire et le taux d’adiposité cor-porelle des enfants. Les résultats indiquent que la consommation totale d’énergie et de gras est associée positivement à l’adiposité, mais que la consommation de glucides est inversement associée à l’adiposité. Les relations entre la consommation de glucides et de gras et le taux d’adiposité corporelle étaient indépendantes de l’influence de la consommation totale d’énergie, du sexe, de la forme physique et de l’indice de masse corporelle des parents.

 

Published in English under the name: Carbohydrate News.

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Conseil consultatif scientifique

Harvey Anderson, Ph.D.
Professor, Department of Nutritional Sciences
Faculty of Medicine
Université of Toronto

Marianne Lamb, RN, M.N.
Director and Associate Professor,
School of Nursing
Memorial Université of Newfoundland

Rena Mendelson, D.Sc., RD
Associate Vice President, Academic
School of Nutrition
Ryerson Polytechnic Université

Anthony M. Ocana, M.Sc., RDN, MD, CCFP
Family Physician, Registered Dietitian
Université of British Columbia

Alison M. Stephen, Ph.D.
Professor, Division of Nutrition and Dietetics
College of Pharmacy and Nutrition
Université of Saskatchewan

Huguette Turgeon O’Brien, Ph.D., Dt.P.
Professor, Department of Food Sciences and Nutrition
Faculty of Agriculture and Food Science
Laval University

Ce feuillet d'information, préparé en collaboration avec des diététistes professionnels, est une publication de l'Institut Canadien du Sucre. Si vous avez des questions sur les sucres en relation avec la santé et une alimentation équilibrée, n'hésitez pas à communiquer, par télécopieur ou par la poste, avec :

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