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Professionnels de la santé
Les glucides dans la salle de classe
Contribution du Dr Rena Mendelson, D.Sc., dt. p., Université
polytechnique Ryerson
Les parents
et les enseignants s’intéressent également aux effets
de l’alimentation sur le comportement et le rendement scolaire des enfants.
Certaines de leurs préoccupations portent sur la diffusion rapide
par les médias des résultats d’études, qui fait
en sorte que cette information risque d’être mal interprétée
ou mal appliquée par des personnes non-initiées, mais
responsables de la nutrition des enfants. Dans d’autres cas, une recherche
consciencieuse allant à l’encontre des croyances universelles
au sujet de l’alimentation des enfants sera rejetée du revers
de la main malgré sa véracité.
Dans les cas extrêmes, une carence en nutriments
survenant en bas âge peut avoir un impact profond sur le développement
de l’enfant. Au Canada, les enseignants, les défenseurs des politiques
sociales et les politiciens ont exprimé leurs inquiétudes
quant aux conséquences sur l’apprentissage, chez les enfants
en situation de faim modérée (1). Le nombre croissant
d’enfants canadiens vivant sous le seuil de la pauvreté a soulevé
l’intérêt du public et des décideurs. De nombreuses
initiatives ont donc été entreprises au cours des dernières
années dans le but d’en-rayer les problèmes de faim reliés
à la pauvreté. Parmi ces initiatives, on retrouve les
programmes de petit déjeuner et de goûter à l’école
ainsi que des encouragements en classe pour inciter les enfants à
partager avec les autres leurs aliments en trop (2). Bien que l’évaluation
de ces initia-tives soit variable, il est nécessaire de tenir
compte de la valeur nutritive des aliments fournis dans le cadre de
ces programmes et de l’importance des glucides dans la salle de classe.
Les programmes d’alimentation supplémentaire
à l’intention des enfants tels que les programmes de dîner
à l’école (depuis 1946) et les programmes de déjeuner
à l’école (depuis 1966) existent dans les écoles
américaines depuis de nombreuses années. Ils ont commencé
à faire leur apparition au Canada dans les années 1980
et 1990 lorsque les communautés ont reconnu le besoin d’offrir
une assistance alimentaire aux enfants dans le besoin (3). Ils sont
récemment devenus une partie intégrante de la vie de nombreuses
écoles. Le besoin pour de tels programmes au Canada a été
remis en question suite à un sondage mené auprès
des élèves de la Nouvelle-Écosse qui a déterminé
que 95 p. 100 d’entre eux prenaient une forme ou une autre de déjeuner
avant de quitter la maison (4). Les programmes de petit déjeuner
font malgré tout partie de nombreuses communautés scolaires
et ils méritent d’être évalués pour déterminer
s’ils répondent à un besoin non satisfait d’un repas matinal
pour les enfants.
Le déjeuner est un repas important, surtout lorsqu’il
est question de rendement scolaire. Chez les enfants bien nourris qui
participent à des activités expérimentales contrôlées,
on a démontré que le déjeuner aidait dans les tâches
faisant appel à la mémoire à court terme et au
rendement cognitif. Pour les enfants mal nour-ris, l’impact est encore
plus grand (5). Avec des régimes alimentaires et des tendances
sociales en plein changement, on constate un intérêt envers
la composition du déjeuner idéal. Depuis de nombreuses
années, nous savons que le glucose constitue l’élément
nutritif clé des fonctions cérébrales. Plus récemment,
les chercheurs ont démontré que l’utilisation de glucose
augmente pendant le fonctionnement cognitif et qu’un accroissement de
la glycémie peut améliorer la mémoire (6). Il semblerait
ainsi que le déjeuner idéal serait d’une consistance et
d’une composition qui permettrait le maintien de la glycémie
toute la matinée. Les résultats d’essais cliniques visant
à déterminer le contenu optimal du déjeuner n’ont
pas encore été rapportés, toute-fois il est juste
de dire qu’il s’agit d’un bon équilibre de glucides, de lipides
et de protéines. Dans la pratique, le déjeuner devrait
comprendre au moins une ou deux portions de grains ou de céréales,
une portion du groupe des viandes et substituts et une portion du groupe
des produits laitiers.
Le choix d’un déjeuner peut être un défi
pour les parents de jeunes enfants. Les publicités télévisées
visant les enfants d’âge préscolaire promeuvent les céréales
édulcorées, mais on a laissé entendre aux parents
que celles-ci ne sont pas aussi nutritives que les produits non édul-corés
offerts sur le marché. Un examen plus approfondi de la boîte
de céréales donnera une meilleure idée de la teneur
en substances nutri-tives, puisque les fabricants de céréales
sont depuis longtemps promoteurs de l’étiquetage des éléments
nutritifs. La teneur en vitamines et en minéraux ne varie pas
beaucoup entre les produits puisque la plupart sont fortifiés
à des niveaux comparables. En fait, les céréales
fortifiées constituent 50 p. 100 de l’apport alimentaire en fer
(7). Les différences de teneur en fibres et en lipides entre
céréales tiennent surtout du mélange de céréales
et des autres aliments qui en constituent la recette et les céréales
édulcorées peuvent aussi constituer des sources de fibres
dans l’alimentation d’un enfant. Il s’agit donc d’une question de goût
personnel. Les céréales édulcorées constituent
un déjeuner à base de céréales fortifiées
de plusieurs vitamines et minéraux et dont le goût est
acceptable. Il est intéressant de noter qu’une référence
américaine de 1944 préconisait l’ajout de sucre pour accroître
la consommation de céréales (8).
Les jeunes enfants dont l’appétit est moins développé
peuvent ne pas pouvoir consommer des quantités suffisantes de
nourriture pour maintenir leur glycémie jusqu’à l’heure
du midi. Il est donc souhaitable de leur préparer un goûter
qu’ils pourraient prendre pendant la matinée. Cette pratique
est devenue coutume dans de nombreuses classes de maternelle et a aussi
ajouté à la confusion entourant ce que nous devrions offrir
aux enfants. La planifica-tion de la nourriture a été
rendue compliquée par les restrictions imposées en classe
en raison du danger posé par les réactions allergiques,
les tabous religieux et autres et les croyances des enseignants en matière
de nutrition. Les enseignants associent souvent les aliments édulcorés
à toute une gamme de problèmes de santé et croient
fermement que ces aliments sont la cause du comportement excité
observé chez leurs élèves (9). Ces craintes demeurent
sans fondement (10) et, en fait, les recherches suggèrent que
les goûters à base de glucides pourraient servir à
améliorer le comportement des enfants en classe (11). En raison
du besoin de rehausser la glycémie, un goûter devrait contenir
une quantité raisonnable de glucides. Les fruits, les jus, les
bagels avec du fromage ou de la confiture, une combinaison de céréales,
des légumes avec une trempette et les biscuits avec du lait sont
des suggestions pratiques pour le goûter. Il faut considérer
les goûters comme des suppléments alimentaires importants
pour satisfaire l’appétit de l’enfant et non comme des moyens
de renforcer le comportement. Il faut offrir de la nourriture aux enfants,
mais il ne faut pas les forcer à manger s’ils n’ont pas faim.
Les parents, les enseignants et la communauté
doivent jouer leur rôle et offrir aux enfants les éléments
nutritifs nécessaires à leur apprentissage et à
leur vie sociale. Tant qu’une bonne variété d’aliments
nutritifs leur sera offerte dans un contexte approprié, les enfants
pourront développer des habitudes alimentaires bénéfiques
et donneront un meilleur rendement scolaire.
Références
- Novick M, Schillington R. Crossroads for Canada:
A Time to Invest in Children and Families, Toronto: Campaign 2000,
1996.
- Canadian Education Association. Food for Thought:
School Board Nutrition Policies and Programs for Hungry Children.
CEA Information Note, 1989.
- Davis B, Tarasuk V. Journal of the Agriculture,
Food and Human Values Society 1994;11:50 à 57.
- MacIntyre L. Can J Public Health 1993;84:410 à
414.
- Matthews R. Perspectives in Applied Nutrition 1996;3:204
à 212.
- Pollitt E. J Am Diet Assoc 1995;95:1134 à
1139.
- Stephen AM, Lal M. The Role of Grains in the Canadian
Diet. Institut national de nutrition, Ottawa, 1999.
- United States Department of Agriculture. Food Consumption
levels in the United States, Canada and the United Kingdom. Report
of a special joint committee of the Combined Food Board. Washington,
D.C.: US Government Printing Office, 1944.
- DiBattista D, Shepherd M. Psychol Rep 1993;72:47
à 55.
- Wolraich ML, Wilson DB, White JW. JAMA 1995;275(2):1617
à 21.
- Anderson GH. Nutrition Research 1997;17:1485 à
1498.
Quelques définitions : hyperactivité
L’hyperactivité, ou plus spécifiquement
le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention
(THADA), fait partie d’un groupe de troubles psychologiques connus sous
le nom de troubles de comportement perturbateur (1). Ces troubles se
caractérisent par des comportements qui sont socialement perturbateurs
et qui causent une dégradation importante du fonctionnement social,
académique ou professionnel du sujet.Le THADA est diagnostiqué
jusqu’à neuf fois plus fréquemment chez les garçons
que chez les filles et on estime qu’il touche entre 3 et 5 p. 100 des
enfants d’âge scolaire. Le diagnostic du THADA est complexe. Il faut procéder
à une évaluation complète du comportement de l’enfant.
Le but est de déterminer si l’enfant satisfait à plusieurs
critères diagnostics reliés à l’inattention, à
l’hyperactivité ou à l’impulsivité pendant au moins
six mois, et ce à un niveau plus élevé que ce que
l’on pourrait constater chez d’autres enfants du même âge
mental. Ces symptômes doivent avoir été présents
avant le septième anniversaire de l’enfant et perceptible dans
deux milieux ou plus (ex. : à la maison et à l’école).
De plus, le manuel le plus à jour servant à diagnostiquer
les troubles mentaux spécifie que “chez les enfants actifs en
bas âge, il peut être difficile de distinguer les symptômes
du trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention
des autres comportements appropriés pour leur âge” (1).
Une revue exhaustive de la recherche scientifique sur
le sujet a démontré que le sucre dans le régime
alimentaire n’influence pas le comportement ou le rendement cognitif
des enfants atteints de THADA (2). Une croyance répan-due est
que des modifications diététiques permettent d’améliorer
le comportement des enfants hyperactifs, mais cet optimisme est sans
fondement. Lorsque l’on croit qu’un enfant est atteint de ces troubles,
il est préférable de demander à un médecin
de confirmer le diagnostic et le meilleur traitement à suivre.
Références
- American Psychiatric Association. Diagnostic and
Statistical Manual of Mental Disorders. 4th Edition, Revised (DSM-IV),
1994.
- Wolraich MD, Wilson DB, White JW. JAMA 1995;274(20):1617
à 21
Vous nous avez demandé
Combien de glucides les enfants canadiens
mangent-ils?
Consommation de glucides par les enfants canadiens
Contribution du Dr Alison Stephen, Ph.D., Université de la
Saskatchewan
Même si la question semble assez simple, il est
difficile d’estimer la quantité de glucides que les enfants mangent
au Canada. Il n’y a jamais eu d’évaluation à l’échelle
nationale du régime alimentaire des enfants au Canada depuis
l’étude de Nutrition Canada menée en 1971-72 (1). Dans
cette étude, les enfants étaient divisés en quatre
groupes d’âge : 1 à 4 ans, 5 à 11 ans, garçons
de 12 à 19 ans et filles de 12 à 19 ans. Le total des
glucides comptait pour 46 à 50 p. 100 de l’énergie alimentaire,
les niveaux les plus élevés étant observés
chez les 5 à 11 ans. Les produits céréaliers offraient
la proportion de glucides la plus élevée, soit approximativement
40 p. 100 pour les personnes de plus de 5 ans, et une proportion moindre
- soit 34 p. 100 - pour le groupe d’âge de 1 à 4 ans. Les
fruits, les légumes, les produits laitiers et autres aliments
comptaient tous pour des proportions semblables de glucides alimentaires;
de 9 à 24 p. 100 selon l’âge. Les groupes les plus jeunes
consommaient plus de glucides provenant de fruits et de produits laitiers
et moins provenant d’autres aliments, dont les boissons gazeuses, les
sucreries, les sirops, les confitures et les glaçages.
Un certain nombre de petites études menées
après celle de Nutrition Canada ont observé des niveaux
semblables de consommation de glucides chez les enfants canadiens. En
198687, Moisan et coll. ont étudié le régime
alimentaire de 666 jeunes filles de cinquième année à
Québec et ont observé une consommation de glucides comptant
pour 49,4 p. 100 de l’énergie (2). Une étude menée
en 1988- 89 par Shatenstein et Ghardirian a décrit le régime
alimentaire de 182 enfants montréalais âgés de 5
à 18 ans et observait que la consommation de glucide comptait
pour entre 45 et 53 p. 100 de l’énergie, la proportion la plus
élevée ayant été observée chez les
enfants âgés de 5 à 10 ans (de 50 à 53 p.
100 de l’énergie), comme l’avait rapporté Nutrition Canada
dans son étude 15 ans plus tôt (3). Il semble y avoir eu
bien peu de changement dans la consomma-tion totale de glucides au Canada
depuis le début des années 1970.
Plus que la quantité totale, il est aussi valable
de connaître les types de glucides que mangent les jeunes Canadiens,
et leurs sources. Il y a bien peu d’information disponible au sujet
de la composante en glucide dans l’approvisionnement alimentaire canadien,
en rai-son du manque d’information analytique relativement à
la teneur en glucides des aliments dans le Fichier canadien sur les
éléments nutritifs. Toutefois, des études menées
en Europe, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande,
dont les régimes alimentaires sont semblables au nôtre,
offrent plus d’information sur la con-sommation de féculents
et de sucres (incluant les mono et di-sac-charides naturels ainsi que
ceux qui sont ajoutés lors de la fabri-cation et de la préparation).
Dans ces études internationales, qui font appel à des
méthodes d’évaluation diététique semblables,
les glucides fournissaient au total de 47 à 54 p. 100 de l’énergie,
les féculents de 22 à 28 p. 100 de l’énergie et
les sucres de 21 à 27 p. 100 (4-12) dans le régime alimentaire
des enfants de moins de 18 ans.
Comme le montrait Nutrition Canada, les principales
sources de glucides alimentaires dans ces pays sont les produits céréaliers,
qui contribuent généralement pour entre 40 et 50 p. 100
du total des glucides. Les légumes et les fruits ont aussi une
contribution importante et la majeure partie des glucides provenant
des légumes est tirée des pommes de terre. La contribution
en glucides d’ali-ments spécifiques varie considérablement
d’un pays à un autre: les habitants des États-Unis et
de l’Australie consomment consi-dérablement plus de fruits, de
jus de fruits, de produits laitiers et de boissons que ceux du Royaume-Uni.
Toute proportion gardée, on consomme plus de sucreries, de sucres,
de confitures et de sirops au Royaume-Uni qu’aux États-Unis et
qu’en Australie. Bien qu’il n’y ait aucune étude récente
disponible au Canada, des études auprès des adultes au
Québec et en Nouvelle-Écosse lais-sent supposer que le
modèle de consommation des Canadiens se rapproche plus de ceux
observés aux États-Unis et en Australie que de ceux qui
ont été observés au Royaume-Uni.
Les Recommandations sur la nutrition pour les Canadiens recom-mandent
la consommation de 55 p. 100 de notre énergie alimen-taire sous
forme de glucides provenant de sources variées. Selon l’information
actuellement disponible, il semble que la consommation de cet important
groupe d’éléments nutritifs par les enfants canadiens
soit insuffisante. Il y a de la place pour toutes les sources de glucides
dans notre régime alimentaire et il faut inciter tous les Canadiens
à consommer leurs glucides à partir du vaste choix d’aliments
contenant des glucides qui sont disponibles dans notre approvisionnement
alimentaire.
Références
- Bureau des sciences de la nutrition, Direction générale
de la protection de la santé. Food Consumption Patterns Report:
A report from Nutrition Canada. Ministère de la Santé
nationale et du Bien-être social, Ottawa, 1974.
- Moisan J, Meyer F, Gingras S. Am J Epidemiol 1990;132(5):953-61.
- Shatenstein B, Ghadirian P. J Am Coll Nutr 1996;
15(3):264 à 72.
- Löwik HRH, Brussaard JH, Hulshof KFAM, et.al.
Int J Food Sci Nutr. 1994;45:S1-S62.
- Crawley HF. Br J Nutr. 1993;70:15 à 26.
- Adamson A, Rugg-Gunn A, Butler T, et.al. Br J Nutr.
1992;68:543 à 63.
- Niklas TA, Webber LS, Koschak M, Berenson GS. Pediatrics
1992; 89(2):221 à 8.
- Commonwealth Department of Community Services and
Health. National dietary survey of schoolchildren (aged 10-15 years):
1985 No. 2 Nutrient intakes. Canberra: Government Publishing Service,
1989.
- George J, Brinsdon SC, Paulin JM, Aitken EF. NZ Med
J. 1993;106:47 à 51.
- Gibney M, Sigman-Grant M, Stanton Jr. JL, Keast DR.
Am J Clin Nutr 1995;62(suppl):178S-94S.
- Morgan KJ, Zabik ME. Am J Clin Nutr 1981;34:404-13.
- Gibson SA. Journal of Human Nutrition and Dietetics
1993;6:355 à 71.
| TABLEAU 1. CONSOMMATION DE COMPOSANTES, PAR PAYS |
| Pays |
Année de l’étude |
Âge |
n |
Energy
kcal |
Cho
g/d |
Cho %
energie |
Féculents
g/j |
Féculents % d’énergie |
Total de
sucres, g/j |
Sucres, %
d’énergie |
| Pays-Bas(4) |
1987-88 |
4-18 |
1409 |
2256 |
271 |
48,0 |
121 |
21,5 |
148 |
26,2 |
| R.-U. (5) |
1986-87 |
15-16 |
4760 |
2369 |
278 |
46,9 |
154 |
26,.0 |
124 |
20,.9 |
| R.-U.(6) |
1990 |
11-12 |
379 |
2015 |
258 |
51,2 |
139 |
27,6 |
119 |
23,6 |
| É.-U.(7) |
1988 |
10-11 |
871 |
1613 |
202 |
50,1 |
104 |
25,8 |
99 |
24,6 |
| Australie(8) |
1985 |
10-15 |
5224 |
2049 |
259 |
50,6 |
129 |
25,2 |
130 |
25,4 |
| Nouv.-Zélande(9) |
1993 |
10-11 |
251 |
1946 |
263 |
54,0 |
130 |
26,7 |
133 |
27,3 |
| TABLEAU 2. SOURCES DE SUCRES CONSOMMATION
QUOTIDIENNE TOTALE DE SUCRES ENFANTS |
| Groupe d’aliments |
É.-U.(10)
1987-88 |
É.-U.(11) 1977 |
Australie(8)
1983 |
R.-U.(12)
1983 |
| Produits céréaliers |
20,1 |
20,2 |
16,5 |
28,8 |
| Sucres, confitures, miel et sirops |
na |
9,8 |
10,0 |
18,6 |
| Lait et produits laitiers |
26,9 |
25,9 |
23,2 |
13,0 |
| Boissons |
21,6 |
13,8 |
18,0 |
9,2 |
| Fruits et jus de fruits |
15,9 |
20,.3 |
16,3 |
7,1 |
| Légumes |
2,1 |
na |
2,4 |
3,7 |
| Sucreries |
2,7 |
2,6 |
8,3 |
18,.2 |
| Autres aliments |
10,7 |
4,9 |
4,0 |
1,5 |
| n |
1008 |
657 |
5224 |
2705 |
| Âge des sujets |
7-15 ans |
5-12 ans |
10-15 ans |
10-15 ans |
| Méthode d’évaluation
diététique |
3d record |
7d record |
De mémoire sur
24 heures |
Registre pondéré
sur 7 jours |
| Consommation de sucres, g |
116 |
134 |
131 |
123 |
| Sucres en % d’énergie |
24.8 |
24.9 |
25.6 |
23.0 |
| * dans cette étude,
les sucres, les confitures et les sirops sont inclus dans “autres
aliments” |
Du côté
des consommateurs
Naturellement, les enfants choisissent les aliments
qui ont bon goût. Les parents d’enfants en bas âge désirent
les nourrir adéquatement pour assurer une croissance et un développe-ment
adéquat de même que pour leur fournir l’énergie
dont ils ont besoin pour jouer et apprendre. Étant donné
que les enfants aiment les aliments sucrés dès leur âge
le plus tendre, les parents sont-ils prêts à accepter que
le sucre et les aliments édulcorés puissent jouer un rôle
dans un régime alimentaire sain pour leurs enfants? Un sondage
effectué en 1998 par Tandemar Research pour le compte de l’Institut
canadien du sucre fait la lumière sur cette question (1).
Une majorité de parents qui ont répondu
à ce sondage se sont dits d’accord sur le fait que “le sucre,
consommé avec modération, est bon pour les enfants”, mais
seulement 22 p. 100 de ces parents acceptent le fait que “le sucre rende
une plus grande variété d’aliments sains acceptables pour
les enfants et pour les adultes”. Plus de la moitié de ces parents
sont au moins un peu inquiets que le sucre puisse causer la carie dentaire.
Malgré des preuves scientifiques très convaincantes niant
l’effet du sucre sur le comportement des enfants (2) et ayant reçu
l’appui d’organismes comme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation
et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé
(OMS) (3), plus d’un tiers de ces parents croient toujours que le sucre
cause l’hyperactivité. Curieusement, moins du quart de ces parents
croient que ce soit un problème pour leurs enfants.
En conclusion, on peut dire que beaucoup de parents
sont confus quant au rôle du sucre dans le sain régime
alimentaire de leurs enfants. Toutefois, la plupart d’entre eux croient
que le sucre est une partie acceptable de l’alimentation de leurs enfants
lorsqu’il est consommé avec modération.
Références
- Tandemar Research. Sugar Tracking Study. 1998.
- Wolraich ML, Wilson DB, White JW. JAMA 1995;
275(2):1617-21.
- FAO, WHO. Carbohydrates in human nutrition. 1998.
À surveiller
Duffy VB, Anderson GH. Position of
the American Dietetic Association: Use of nutritive and non-nutritive
sweeteners. J Amer Diet Assoc 1998;98(5):580 à 7.
Cette mise à jour de l’exposé de principes
de l’Association diététique américaine passe en
revue la documentation sur l’utilisation des édulcorants nutritifs
et non nutritifs dans le contexte d’un régime alimentaire sain
tel que défini par le Dietary Guidelines for Americans. Les auteurs
concluent que l’ajout modéré d’édulcorants de plusieurs
types est sécuritaire et peut ajouter au plaisir de manger sainement.
Birch LL, Fisher JO. Food intake
regulation in children. Ann NY Acad Sci 1997; 819:194 à 220.
Cet article fait le sommaire des recherches actuelles
sur l’impact des substituts de macro-éléments sur l’appétit
des enfants et leur con-sommation alimentaire. Le nombre restreint de
données existantes sur ce sujet laisse croire qu’en changeant
la densité énergétique et la composition en macro-éléments
des aliments par l’utilisation de substituts de macro-éléments
(souvent des substituts de gras ou de sucre), les enfants ont tendance
à s’ajuster à la réduction énergétique.
Les auteurs plaident en faveur de l’étude plus poussée
et à grande échelle de l’effet de la substitution des
macro-éléments sur la consommation alimentaire des enfants.
Tucker LA, Seljaas GT, Hager RL.
Body fat percentage of children varies according to their diet composition.
J Amer Diet Assoc 1997;97:981-6.
Cette étude examine le lien entre la composition
du régime alimentaire et le taux d’adiposité cor-porelle
des enfants. Les résultats indiquent que la consommation totale
d’énergie et de gras est associée positivement à
l’adiposité, mais que la consommation de glucides est inversement
associée à l’adiposité. Les relations entre la
consommation de glucides et de gras et le taux d’adiposité corporelle
étaient indépendantes de l’influence de la consommation
totale d’énergie, du sexe, de la forme physique et de l’indice
de masse corporelle des parents.
Published in English under the name: Carbohydrate News.
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Conseil consultatif scientifique
Harvey Anderson, Ph.D.
Professor, Department of Nutritional Sciences
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Marianne Lamb, RN, M.N.
Director and Associate Professor,
School of Nursing
Memorial Université of Newfoundland
Rena Mendelson, D.Sc., RD
Associate Vice President, Academic
School of Nutrition
Ryerson Polytechnic Université
Anthony M. Ocana, M.Sc., RDN, MD, CCFP
Family Physician, Registered Dietitian
Université of British Columbia
Alison M. Stephen, Ph.D.
Professor, Division of Nutrition and Dietetics
College of Pharmacy and Nutrition
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Huguette Turgeon O’Brien, Ph.D., Dt.P.
Professor, Department of Food Sciences and Nutrition
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